Pôle Recherche

La Critic est à l'origine une structure spécialisée dans les sciences humaines et sociales, nourrie par différentes disciplines (anthropologie, sociologie, sciences politiques...). Nous développons une démarche de recherche appliquée et impliquée répondant aux enjeux territoriaux. En ce sens, nous travaillons en lien avec les acteurs de l'action publique (collectivités territoriales, services de l'Etat) et de la société civile (associations) mais aussi avec le monde universitaire.

La démarche

Nous mobilisons différentes approches en fonction des contextes et des enjeux:

  • Etudes: nous pouvons mettre en oeuvre différents types d'études (monographies, enquêtes comparatives, diagnostics...) pouvant prendre une forme académique ou non.
  • Evaluations: il s'agit d'un outil et un d'enjeu pour les acteurs dans l'analyse et et la compréhension d'une expérimentation, d'un projet ou d'une politique. Il s'agit de tirer les enseignements permettant d'éclairer la décision et de penser les conditions d'amélioration. Nous privilégions les évaluations in itinere, permettant de d'interroger et de penser le projet évalué comme un processus. 
  • Recherche-Action: à l'échelle d'une organisation ou d'un territoire, la Recherche-Action permet de construire un dispositif de production de connaissances et de transformation de la réalité. Il s'agit concrètement de mettre en place une démarche au sein de laquelle les acteurs en présence ont un rôle central. Notre objectif est de permettre de prendre du recul sur la situation pour la mettre en perspective, d'investiguer les problèmes tout en élaborant les solutions et de déployer l'intelligence collective.

Quelle que soit l'approche déployée, l'élément central reste l'enquête de terrain. Même si nous pouvons mobiliser des outils de recueil de données quantitatives, nous préférons les démarches qualitatives, entre méthode ethnographique (observations et prise de notes) et recueil de témoignages (entretiens, focus groups).

La production de connaissances ne prend sa valeur qu'à partir du moment où elle est partagée, ce qui implique d'une part un travail de valorisation à travers la médiatisation des rapports de recherche ou la rédaction d'articles, et d'autre part une démarche de transmission (enseignements et formations, interventions dans des colloques ou rencontres).

Les thématiques

 Au fil de nos expériences, nous nous sommes spécialisés dans certains domaines que nous pouvons aborder dans le cadre de nos travaux :

  • Jeunesses et politiques jeunesse
  • Lieux intermédiaires et tiers-lieux
  • Métiers de l'accompagnement
  • Éducation populaire et pratiques pédagogiques
  • Participation habitante et initiatives citoyennes
  • Organisation collective et vie d'équipe
  • Pratiques et politiques de santé
  • Pratiques et politiques culturelles

Ces sujets se situent au croisement de trois grandes thématiques transversales qui sont au cœur de nos réflexions :

Territoires

Le territoire, en tant qu'écosystème dynamique, est vécu et pratiqué, perçu et imaginé, administré et défini. À la fois espace de vie pour les habitant.es et zone d'intérêts, parfois divergents, pour une pluralité d'acteurs (associatifs, économiques, politiques), le territoire est un objet multiple, complexe et régulièrement enjeu de conflits. Il apparaît que le territoire est une question politique, qui implique de considérer tant sa fabrication, son aménagement que ses possibilités d'appropriation. Il doit ainsi se penser au pluriel et invite à interroger l'habitat et l'habiter, les lieux de vie, l'espace public, les formes de participation, mais aussi les réseaux d'acteurs et les politiques territoriales. Partant de ces constats, le territoire, s'il peut être terrain de luttes, est avant tout un espace partagé et négocié, entre coexistence et constitution du commun.

Institutions

Une association, une collectivité territoriale, une communauté locale, un hôpital, une entreprise, etc. peuvent se penser à travers la question institutionnelle. Tout groupe organisé se constitue en tant qu'institution, développant des normes et des règles définissant son fonctionnement. S'organiser collectivement implique de tels modes de régulation formalisés de manière orale ou écrite, prenant la forme de traditions, de lois, de statuts et nécessitant un certain nombre d'outils et de dispositifs pour garantir leur efficacité. Or, toute institution doit pouvoir aussi s'inscrire dans une dynamique pour être en capacité de se projeter, d'évoluer. Elle doit être de plus suffisamment « souple » pour que chacun.e trouve sa place. À partir de là, deux questions se posent : celle concernant la construction de ces normes et dispositifs et celle concernant leurs possibles évolutions et (re)mises en cause. S'ouvre aussi une réflexion sur le rapport entre individus et groupe et sur les rôles et positions de chacun.e au sein de l'institution.

Cultures

Du point de vue socio-anthropologique, la culture est composée de cet ensemble d'éléments qui façonnent ce que l'on nomme « identité » : croyances, valeurs, visions du monde... Ces éléments offrent des repères communs aux individus qui composent un groupe et ils participent à définir la place de chacun.e dans ce groupe (selon son âge, son genre, sa position sociale...). Ces repères sont notamment transmis dans le cadre de l'éducation (formelle ou non formelle). Or, la culture est aussi ce lieu de tension entre ce qui se maintient et ce qui se transforme, entre ce qui se reproduit et ce qui surgit. Une culture vivante est une culture qui change, notamment au gré des croisements et frottements avec d'autres cultures, qui plus est dans ce monde contemporain où la question de l'interculturalité est centrale. C'est notamment dans les pratiques culturelles que se traduit cette dynamique, que ce soit dans l'évolution des pratiques traditionnelles ou l'émergence de formes culturelles alternatives ou innovantes.